La Une En diagonal Législatives. Jean-Christophe Cordaillat (UDB) se prononce sur le possible maintien après le 31 juillet de mesures permises par l’état d’urgence sanitaire

Législatives. Jean-Christophe Cordaillat (UDB) se prononce sur le possible maintien après le 31 juillet de mesures permises par l’état d’urgence sanitaire

par SRG Salaun
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Hier, mercredi 5 juin, la porte-parole du gouvernement annonçait qu’un nouveau projet de loi serait examiné en Conseil des ministres le 22 juin prochain afin d’envisager le maintien de certaines mesures permises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire en vigueur jusqu’au 31 juillet 2022. Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives, Belle-Ile en diagonales a demandé aux candidats de la 2e circonscription du Morbihan le détail des mesures gouvernementales qu’ils seraient prêts à valider ou non pour poursuivre la politique de restrictions « anticovid » au-delà du 31 juillet 2022.

La position de Jean-Christophe Cordaillat, candidat UDB de la 2e circonscription du Morbihan:

1) Lors du vote du futur projet de loi du gouvernement visant à poursuivre certaines des mesures mises en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, si vous êtes élu, quelle sera votre position de parlementaire sur la possibilité de restrictions à la liberté de circuler et à la liberté du commerce, l’obligation du port du masque, notamment pour les enfants et le personnel des crèches et écoles ainsi que dans les Ehpad, le pass sanitaire et vaccinal, et l’obligation vaccinale ?

J-C.C. : Je tiens déjà à souligner que, après plusieurs mois durant lesquels la crise sanitaire a été simplement oubliée, il est intéressant que le Gouvernement prépare de nouveau une gestion de crise après les élections. D’autre part, n’étant pas un spécialiste, je tends à écouter avec intérêt les positions scientifiques. Ce qui n’empêche pas un recul critique notamment vis-à-vis du lobbying des labos. En tant qu’autonomiste, la notion de liberté est au cœur de notre mode de réflexion et nous ne saurons pas la contraindre sans de véritables besoins de protections sanitaires envers les populations. Mais s’il existe effectivement un risque de propagation, notre devoir est également de faire le nécessaire afin de la contenir quitte à ce que des moyens de restrictions sociales soient employés. Mais pas n’importe lesquels et pas n’importe comment. Nous préconisons, au-delà d’une échelle nationale, européenne et internationale, des stratégies appliquées depuis les territoires selon leur niveau de contagion et leurs tissus sociaux et économiques et ainsi permettre une gestion au plus proche des territoires, plus efficace.

Il est plus que vital de relancer l’hôpital public en revalorisant les salaires des soignants, des paramédicaux, mais aussi des autres corps de métier qui participent tout autant à la bonne prise en charge des patients comme les assistantes sociales. De même, nous devons diminuer les effectifs afin de permettre une diminution de la charge de travail des personnels qui ne peuvent simplement plus tenir la cadence (c’était déjà vrai avant cette crise). Partager effectivement et massivement les vaccins et autres moyens de lutte à l’international, plus particulièrement envers les pays démunis, afin de ne plus voir les drames sanitaires et l’émergence de nouveau variants. Nous devons lever les brevets sur ces outils de lutte contre l’épidémie pour produire plus aisément à l’international avec un coût soutenable pour la société. Rendre la gestion de crise transparente et arrêter la surveillance de tous par tous et la collecte de données liberticides et en proie au piratage. A la surveillance préférons la solidarité et faisons confiance aux associations et à l’organisation citoyenne qui devront être soutenus par les institutions. De même, je compte m’opposer à la notion de pass vaccinal qui prive de liberté inutilement et participe à un contrôle indigne des personnes.

2) Par ailleurs, concernant les effets secondaires imputés aux vaccins anticovid-19, pouvez-vous dire si vous avez déjà été interpellé sur ce sujet par les Morbihannais de votre circonscription et si vous suivez les travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), qui a entamé une étude sur ces effets secondaires fin mars?

J-C.C. : Cette crise sanitaire paraît lointaine pour nombre de personnes qui semblent ne plus vouloir s’en souvenir. Je n’ai pas été interpellé à ce sujet. Comme toute personne qui s’intéresse à la gestion de la société, j’ai lu et écouté tout ce que je pouvais afin d’avoir une opinion mais il s’agit là d’une situation où même les grands experts ne sont pas d’accord entre eux. Les problématiques qu’ont potentiellement entraîné les vaccinations (douleurs, inflammation du myocarde) peuvent poser question mais la notion même de vaccination ne doit pas être remise en cause. Par contre, l’ouverture des brevets afin de connaitre précisément la confection des vaccins doit permettre d’avoir la connaissance de ce qui est injecté.

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