La Une Brèves Circuits courts. Pour le lancement de sa microentreprise de recyclage du plastique, Louisa Gaillard ratisse les plages

Circuits courts. Pour le lancement de sa microentreprise de recyclage du plastique, Louisa Gaillard ratisse les plages

par SRG Salaun
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Après avoir présenté le mois dernier l’association Recyclage sans frontière, qui cherche à développer des solutions de recyclage du plastique via l’emploi d’une machine permettant de mouler de petits objets, Louisa Gaillard, référente de l’association à Belle-Ile, lance à présent sa microentreprise de recyclage des plastiques usagés.

Le 15 novembre dernier, Guy Mausy, fondateur de Recyclage sans frontière, était venu de la Côte d’Azur pour présenter à Le Palais la machine conçue par son association pour recycler le plastique. Cette machine est celle qu’utilisera Louisa Gaillard pour son activité à Belle-Ile.

Dans un premier temps, l’objectif sera de rassembler suffisamment de matière première pour lancer la fabrication d’un peigne 100% moulé dans des bouchons de plastique alimentaire hypoallergénique trouvés sur les plages. Car si depuis des années Louisa Gaillard a pris l’habitude, lors de ses balades, de nettoyer la laisse de mer de ses plastiques, elle n’a commencé que depuis peu à conserver les bouchons dont elle a besoin.

Pour la production de son peigne, Louisa fera donc appel à tous les promeneurs sensibles à la cause de la protection des océans qui pour certains ont déjà l’habitude de déposer les plastiques trouvés dans la laisse de mer dans les « bacs à marée » de la communauté de communes. La collecte de ces bouchons de plastiques par cette nouvelle entreprise qui se cherche encore un nom se fera dans des commerces partenaires ou directement sur rendez-vous téléphonique.

Encore à l’état de prototype, le peigne, marqué « Fardet e Gêrveur » (« fait à Belle-Ile » en breton), a un design lié à un souvenir: « Depuis petite, je traîne un silex taillé que m’a donné mon grand-père et que j’ai toujours aimé tenir pour imaginer le geste préhistorique. Quand j’ai pensé à créer un objet, j’ai donc imaginé quelque chose qui serait utile, atemporel, et qu’on garde avec soi. Et avec mes cheveux frisés qui font que parfois le peigne me saute presque des mains, j’ai eu un déclic: je voulais un peigne qu’on puisse tenir comme un silex taillé! »

Contact. Louisa Gaillard: 06.40.41.46.69

 

 

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