La Une En diagonal Entretien. Guerlain Conan évoque une année de cyclisme et d’études perturbée par 2 confinements

Entretien. Guerlain Conan évoque une année de cyclisme et d’études perturbée par 2 confinements

par SRG Salaun
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Rentré de son internat du lycée Saint-Paul de Vannes lors du confinement de mars dernier, Guerlain Conan n’aura ensuite eu le temps de suivre qu’un mois de cours de son université avant le 2e confinement d’octobre ; et aura dû renoncer aux compétions cyclistes 2020. Avant une rentrée prévue le 18 janvier, il parle de son objectif de poursuivre coûte que coûte ses études et son entraînement sportif.


Guerlain Conan, 18 ans, étudiant à Brest en Staps[1], pratique le vélo en amateur au vélo club d’Hennebont depuis plusieurs années. Il a débuté au vélo club de Belle-Ile, où son père Stéphane Conan a été bénévole jusque récemment. Sur cette photo de 2018 prise à Belle-Ile lors de la course des jeunes des écoles cyclistes, Guerlain Conan, arrivé 3e,  est aux côtés de Nathan Pedrault (1er) et de Louis Le Galudec (2e), pour recevoir les coupes des cadets des mains de l’ancien maire de Le Palais Frédéric Le Gars.

Lorsque le 2e confinement a commencé, le 29 octobre 2020, où étais-tu ?

G.C : J’étais à l’UBO (ndlr. Université de Bretagne occidentale) de Brest. Les cours avaient commencé depuis à peine un mois.

Même s’il a été très bref, peux-tu raconter ce premier contact avec l’université ?

G.C: Nous avions très peu de cours, car vu que dans ma promo nous sommes 600, pour respecter les distances sanitaires on a dû nous diviser en 2 groupes. Le résultat est que nous avions 2 fois moins de cours. Sauf qu’à la fin, en constatant tous les retards que ce système causait, les enseignants ont décidé d’allonger les journées, parfois de 8h à 20h.

En dehors des cours, en quoi ta vie d’étudiant a-t-elle été affectée par les restrictions de liberté actuelles ?

G.C: D’abord, ça fait évidemment un drôle d’effet de rencontrer de nouvelles personnes dont on ne peut pas voir le visage à cause des masques. Ça met une ambiance particulière. Et puis, nous n’avons pas eu de semaine d’intégration. En revanche, à la rentrée, tous les commerces et cafés étaient encore ouverts… même si on ne pouvait s’asseoir dans aucun café et qu’on devait consommer dehors.

Et concernant le cyclisme, que tu pratiques en club amateur depuis l’enfance, comment se sont passé les compétitions ?

G.C: Quand le confinement de mars a commencé, je me suis dit que la saison des compétions, qui venait de débuter, allait sauter. En plus, vu que je devais quitter l’internat pour rentrer à Belle-Ile, je ne pouvais plus avoir un entraînement aussi varié que dans mon club d’Hennebont. Du coup, ça m’a découragé, et j’ai arrêté les entraînements. Mais finalement je l’ai regretté, car les compétions, si elles ont été retardées, ont en revanche bien eu lieu. Alors cette année, je ne me ferai pas avoir! Malgré le 2e confinement, je m’entraîne seul depuis début novembre en prévision des premières compétions de février.

Aujourd’hui (ndlr, mardi 5 janvier), tu viens de recevoir de ton université la nouvelle que la rentrée aurait lieu le 18 janvier. As-tu hâte ?

G.C: Oui, car tout faire à distance, les cours et les partiels, n’est pas simple. Et puis, après être rentré de mon internat du lycée Saint-Paul, en mars dernier, au lieu de ma saison habituelle de compétitions, j’avais pris un travail au Proxi de Bangor. Donc, moi qui n’avais plus l’habitude d’être en continu à Belle-Ile, je n’en suis plus sorti jusqu’à l’automne. Et ensuite, à peine installé dans ma collocation de Brest, j’ai dû revenir…

Crains-tu une nouvelle interruption des cours ?

G.C: Evidemment, j’y pense. Ça me mettrait un coup au moral mais de toutes façons il faut garder son cap. Ce que je veux, c’est avancer dans mes entraînements et valider mon année d’université, avec peut-être ensuite une réorientation vers la communication.

L’idée d’un 3e confinement te met-elle en colère ?

G.C: Quand je vois des mesures comme la fermeture des restaurants et des bars alors que nous on va reprendre les cours à 300, c’est vrai que je me dis que ça ne tourne pas rond. En même temps j’ai l’impression qu’on ne peut rien y faire, et qu’il faut bien subir tout ça. Alors je fais avec au jour le jour, et je ne veux surtout pas baisser les bras.

[1] Staps : sciences et techniques des activités physiques et sportives.

 

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