La Une En diagonal ABED. L’association fait le point sur les projets en cours pour le bien-être des personnes atteintes de diabète

ABED. L’association fait le point sur les projets en cours pour le bien-être des personnes atteintes de diabète

par SRG Salaun
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Créée à l’initiative de Monique Paul, aujourd’hui conseillère municipale à Le Palais, l’association Bien-être équilibre diabète (ABED) propose à ses adhérents des activités régulières et poursuit l’objectif d’améliorer la prise en charge des personnes atteintes. En attendant l’organisation d’une réunion publique, les membres du bureau exposent leur bilan de fin d’année.

Lors de son arrivée à Belle-Ile, en 1996, Monique Paul avait vite « ressenti un grand vide » du point de vue du suivi de son diabète, diagnostiqué chez elle à l’âge de 40 ans. « En région parisienne, en plus du médecin généraliste, j’étais suivie par un diabétologue, explique-t-elle. J’avais une écoute et des conseils que je ne retrouvais pas ici ». D’où l’idée d’une association : créée en 2014, l’ABED a compté jusqu’à 29 membres. Mais 6 ans plus tard, le constat d’une baisse progressive du nombre d’adhérents amène l’équipe actuelle des bénévoles et des membres les plus impliqués à réfléchir à un renouveau stratégique. « Je me suis posé des tas de questions, mais finalement je pense que beaucoup d’adhérents ont fini par se lasser, simplement du fait que nous ne sommes pas une association de loisirs et que se réunir pour parler de la maladie n’est pas une motivation suffisante ».

« Continuer à se faire plaisir »

A l’avenir, l’ABED s’efforcera donc de communiquer davantage autour de rencontres conviviales, notamment via des ateliers cuisine trimestriels, ou encore la publication dans le journal La gazette de Belle-Ile de recettes adaptées pour les diabétiques. « Nous rassemblons des personnes atteintes de diabètes à différents degrés, détaillent les bénévoles de l’ABED. Mais pour tous, le facteur de l’alimentation est très important. On veut dire aux gens qu’ils peuvent continuer à se faire plaisir et que nous ne sommes pas là pour juger quelqu’un qui n’arriverait pas à se stabiliser[1] ». Concernant ensuite les démarches entreprises par l’association en vue d’améliorer le suivi médical à Belle-Ile, elles visent principalement à obtenir qu’un diabétologue viennent régulièrement donner des consultations à l’hôpital. Insistant sur la prévalence du diabète[2] dans la population et les risques importants qui peuvent y être associés (coma diabétique, cécité, problèmes rénaux ou cardiaques, amputations dues à des mauvaises cicatrisations…), l’ABED regrette en effet que les diabétiques doivent se déplacer à Vannes pour trouver un spécialiste.

Responsabiliser davantage les malades

Par ailleurs, les membres de l’association plaident pour une plus grande autonomie des malades dans la gestion de leur traitement, par exemple en donnant aux personnes atteintes d’un diabète de type II la possibilité d’avoir chez eux un lecteur de glycémie. « Le diabète de type I est celui qui requiert des injections d’insuline, tandis que le diabète de type II se traite par la prise de comprimés, indiquent encore plusieurs adhérentes. Dans le cas du diabète de type II, il serait donc plus facile de responsabiliser les malades en leur confiant des instruments de contrôle. Mais la plupart des médecins sont réticents à cette idée car ils craignent que les gens passent leur temps à lire leur glycémie, comme une obsession ».

Malgré tout, l’ABED prend note d’avancées telles que la mise en place de consultations auprès d’une infirmière référente pour les maladies chroniques via l’association Asalée, au sein de l’hôpital. Et pour sensibiliser davantage le personnel médical et paramédical de Belle-Ile à ces sujets, une réunion publique est en projet, à laquelle l’ABED conviera des diabétologues.

Contact. abed56360@gmail.com – Tél. 06.77.95.98.07

Photo (de gauche à droite): Arlette Valin, secrétaire adjointe; Eliane Moysonc, trésorière; Monique Paul, présidente; Marie-Pierre Jungers, adhérente.

[1] Les diabétiques doivent contrôler leur taux de glucose dans le sang, qui est appelé « indice de glycémie ».
[2] Chiffres de l’ARS pour la Bretagne par département : https://www.bretagne.ars.sante.fr/sites/default/files/2017-02/2-2%20-%20etat_santepopulation_atalassante2015.pdf

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