Sauzonnais né à Logonet, Joseph Gallen, qui a travaillé plusieurs mois à l’ancien institut public d’éducation surveillée (IPES) de Le Palais, a finalement poursuivi sa carrière d’éducateur en région parisienne. Après avoir expérimenté dans son milieu professionnel les évolutions de l’après 1968, et dans son village, où il vit depuis la retraite, le virage de l’économie touristique, il puise aujourd’hui dans ses souvenirs autant de raisons de conserver les usages d’antan que de s’ouvrir aux « néobellilois ».

En s’installant en 2010 à Logonet, l’année de sa retraite, Joseph Gallen, qui a acheté à un oncle la maison familiale dans laquelle est née sa mère, faisait un retour au pays qui n’avait rien d’un projet de la veille. Déjà, à 19 ans, aussitôt terminé sa scolarité au lycée vannetais Jules Simon, absorbé par la suite par le lycée Alain-René Lesage, le jeune bachelier avait souhaité revenir s’établir à Belle-Ile.

« J’ai vécu 1968 alors que j’étais encore au lycée, se souvient-il. A l’époque, même si on voulait plus de liberté, j’ai pris ça avec une certaine distance, car j’avais peu de culture politique. Mais il y avait ce slogan de vivre et travailler au pays, et c’était exactement ce que je j’avais en tête ».

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