Le 27 mai dernier, Claude Huchet, ancien capitaine, notamment à la Compagnie Océane, aujourd’hui retraité et secrétaire général CFDT maritime Bretagne-Océans, avait alerté sur la situation de marins embarqués à l’étranger dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Dans son communiqué, le responsable syndical avait notamment évoqué le cas de salariés refoulés de leur pays de destination. A Belle-Ile, Vincent Fabioles est un de ceux-là. En vacances « forcées » depuis mi-mai, il raconte cet épisode, mais aussi son parcours, de technicien paysagiste à capitaine…

Malgré son nom hérité d’un père aux origines italiennes, Vincent Fabioles ne vient pas de bien loin : de « la famille Thomas-Tanguy de Locmaria » par sa mère, et tout droit de l’ancienne maternité de la saline. Et de tous bords, même du côté de son père né parisien, la mer en héritage : « Mon père avait des parents italiens mais était de Paris, détaille-t-il. Mais vers ses 15 ans, il a été envoyé au pénitencier[1] de Haute-Boulogne. Il y est resté jusqu’à ses 18 ans, et est ensuite devenu marin, en partie à Belle-Ile. Et de l’autre bord, chez ma mère, ils le sont tous depuis la génération de mes grands-parents et grands-oncles ».

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