Aide-soignant à l’Ehpad de l’Hôpital de Belle-Île-en-mer, Xavier Quéro est en arrêt professionnel et fait l’objet d’un suivi psychologique pour « anxiété » depuis le samedi 23 novembre. Aujourd’hui, il fait le choix de parler publiquement de ses conditions de travail, dont il considère qu’elles génèrent des « traumatismes » et de la maltraitance.

Vous avez 40 ans mais n’exercez comme aide-soignant que depuis 2015. Pouvez-vous expliquer le contexte de votre entrée dans la profession ?

J’ai commencé le métier d’aide-soignant après avoir été serveur. J’étais lassé du commerce, et cette vocation m’a été inspirée par des amies infirmières. Mais ma première expérience dans un Ehpad privé de la région de Lorient a été une déception. Du temps où je travaillais dans les bars, j’avais été habitué à un rythme de 6 jours sur 7 de 07h à21h, et j’allais très bien. Ce qui m’a posé problème lors de ma première expérience en Ehpad, ce n’est donc pas l’intensité du travail, mais le fait qu’on n’avait pas de temps à consacrer aux résidents. Je me suis alors dit que cet établissement n’était pas forcément le reflet de la réalité générale, et j’ai cherché ailleurs.

Jusqu’à trouver une place à Belle-Île…

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