Propriétaires depuis 2012 de la crêperie La main à la pat’, Noémie Soulier et Patrick Largouët s’apprêtent à prendre un virage professionnel que Noémie a déjà amorcé samedi dernier en arrêtant de travailler comme serveuse dans le restaurant. En attendant de mettre en vente l’établissement, le couple a donc réorganisé son équipe avec l’idée de conserver tel quel l’état d’esprit de la maison.

Laure Micault, installée depuis 4 ans à Belle-Île, vient d’être embauchée à l’année à La main à la pat’ après 3 saisons comme serveuse.

Samedi dernier, le grand ménage de fin de saison de la crêperie La main à la pat’ a aussi été l’occasion d’officialiser un changement dans l’organisation de l’établissement, prochainement mis en vente : avec le départ de Noémie Soulier, qui ne sera désormais plus présente en salle, Laure Micault, serveuse saisonnière depuis 3 ans, devient salariée à l’année.

Côté cuisine, Patrick Largouët reste aux manettes, mais devra bientôt apprendre à fonctionner en binôme avec un nouveau crêpier, puisque Raphaël Barra, originaire de l’est de la France et saisonnier pour la 2e fois, ne reviendra plus après l’été prochain… « Ici, je suis loin de chez moi, et j’atteins un âge où ce n’est pas évident de tenir le rythme de la saison », explique cet ancien propriétaire de crêperie sur le point de se reconvertir dans la formation à la conduite.

Une entreprise qui a « monté en puissance »

Raphaël Barra, crêpier saisonnier, et Patrick Largouët, crêpier patron de La main a la pat´, ont formé pendant deux ans un duo très uni.

Pour Patrick Largouët, très lié à ce cuisinier arrivé à Belle-Île avec son savoir-faire de crêpier et la culture fromagère de sa région d’origine, le compte à rebours a donc commencé pour débusquer une nouvelle perle rare.

« Maintenant, nous sommes une maison qui a monté en puissance, et je n’ai plus le temps de former, expose-t-il. Pour le pic de juillet-août, cette année, j’ai quand même pris un jeune qui n’avait pas d’expérience. Mais celui que j’embaucherai pour la longue saison devra être un pro ». D’autant que la saison 2020 pourrait bien être la dernière pour l’équipe de la Main à la pat’, l’établissement devant être mis à la vente quelques mois après. Une décision que les jeunes patrons de l’entreprise, pourtant fiers de leur succès, expliquent par leur volonté de réfléchir à un mode de vie qui laisse plus de place à la vie de famille.

Un projet gardé secret

Depuis le samedi 31 août, Noémie Soulier, propriétaire avec son compagnon Patrick Largouët de La main à la pat’, a arrêté son activité de serveuse dans le restaurant.

Quant à savoir vers quel nouveau projet professionnel se dirige le couple, il faudra attendre… Peut-être plus voulu par Noémie, qui reconnaît que son « caractère pas très flexible » ne collait pas forcément aux usages contraignants de la restauration, ce tournant devra toutefois aussi convenir à Patrick, dont la nature s’accorde au « rythme speed » de la crêperie.

« Moi, j’ai été formé sur le tas à la crêperie du Café Coton avec 2 patrons différents et j’ai toujours adoré tourner les crêpes et le rythme du service qui va avec, détaille-t-il. Avec Noémie on en rigole beaucoup, et elle nous appelle les meilleurs crêpiers de l’ouest. Mais, même si elle avait été aussi à fond que moi dans la restauration, je pense qu’au bout d’un moment, surtout après la naissance de notre fille, j’aurais sérieusement réfléchi à passer à autre chose ». Après avoir retrouvé une maman à temps plein, Zoé ne devrait donc pas attendre bien longtemps pour voir plus souvent papa à la maison ; ni les curieux à voir naître une nouvelle activité à Belle-Île…

La main à la pat’. 1 Rue de l’Eglise, Le Palais. Tél. 02.97.31.57.70

Portrait paru le 13/05/2019: cliquer ICI

https://www.facebook.com/lamainalapat

02/09/2019