Née dans le prolongement d’une initiative lancée par Valérie Petitprez, l’association Solidarité insulaire face au cancer s’apprête à lancer des actions visant à accompagner au quotidien les personnes malades et leur entourage. En parallèle, une campagne de collecte de fonds sera menée en plusieurs temps afin de soutenir un programme ambitieux.

Récemment dotée de nouveaux statuts, l’association SIFAC, qui a également refondé son bureau, prépare déjà sa rentrée en annonçant un programme d’action portant sur 3 axes : l’écoute, l’appui matériel, et les activités de bien-être.

Partie trop tôt, Valérie Petitprez avait créé en 2017 avec Brigitte Chazal l’association Ene Ker, dont les statuts fixaient l’objectif de « se mettre au service du développement et de l’humain ». Désireuse d’apporter un soutien aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches, elle a par la suite participé à la création de SIFAC.

« Valérie Petitprez, qui nous a passé le relais et avait d’abord fondé l’association Ene Ker avec Brigitte Chazal, avait un champ d’action peut-être moins délimité que le nôtre, explique Sylvie Pichot, une des vice-présidentes de SIFAC. Par exemple, elle faisait des ateliers philosophie ouverts à tous pour les enfants. En accord avec elle, nous avons rédigé des statuts qui recentrent plus notre travail sur ce qui a un lien direct avec la vie des personnes atteintes de cancer ».

Un appui moral et matériel

En cohérence avec cette « nouvelle ligne », la permanence d’écoute des malades et de leurs proches sera donc toujours assurée par les bénévoles, les membres du bureau ayant déjà été formés par l’association Faire face ensemble, active au sein de l’hôpital Schubert de Vannes. En dehors de ces temps d’accueil, une ligne téléphonique dédiée à l’écoute a même été mise en place.

Pour ce qui est du soutien logistique apporté par SIFAC, il pourrait à l’avenir se déployer sur plusieurs fronts : « Nous prêtons des prothèses capillaires qui ne sont pas remboursées à 100% et coûtent très cher, détaille encore Sylvie Pichot. Mais nous voudrions également être en mesure de financer l’hébergement des personnes qui doivent suivre un traitement sur le continent, en plus de la chambre déjà réservée pour les Bellilois par la clinique Océane ». Sans compter les services de garde d’enfants, entretien du jardin, ménage… pour lesquels l’association espère bientôt être capable de faire appel à des professionnels qu’elle rétribuera.

Une campagne de collecte de fonds en cours

Enfin, des activités destinées à favoriser le bien-être des malades et de leur entourage sont également au programme. « Nous avons 10 professionnels qui ont accepté d’intervenir pour nous à titre gratuit, précise Sarah Gallène, vice-présidente et secrétaire. Tous ont signé notre charte, qui repose sur la règle d’or de la confidentialité. L’offre comprend aussi bien des soins esthétiques que des séances de yoga, de l’art thérapie ou des sorties au cinéma ».

Une liste à la Prévert de projets qui, bien que portés par l’engagement bénévole, auront un coût. Dores et déjà, une cagnotte a donc été mise en place sur internet. Et une exposition d’œuvres à 150 euros pièce reversés à SIFAC est actuellement visible à la K galerie, à Palais. « Tous les tableaux ont été offerts par des artistes locaux ou des connaissances, explique Johan Leclair, vice-secrétaire et vice-président. Et bientôt, nous organiserons aussi des expo-ventes dans un autre local, à Kerroyant ». Par ailleurs, une tombola, dont le tirage aura lieu le 14 août, a été mise en place grâce au soutien des commerçants. Et un loto est prévu en septembre à Bangor. A ce rythme, l’idée évoquée par les bénévoles d’un jour intervenir jusqu’à Houat et Hoëdic pourrait bien devenir réalité plus tôt que prévu.

Au calendrier:

tombola (points de vente: K.Galerie, Happyness, Atelier coiffure, Moby Dick; tirage le 14 août); loto, le 29 septembre à Bangor. Cagnotte: cliquer ICI

www.sifac56.fr

Contact: sifac.56@orange.fr/ Tél. 07.85.69.54.91
Membres du bureau: Johan Leclair (infirmier et art-thérapeute), Sylvie Pichot (kinésithérapeute), Clémence Lorteau (psychologue), Catherine Barbotin (médecin retraitée), Sarah Gallène (professeur).