Hier, jeudi 13 juin, alors qu’à Paris, la ministre de la Justice Nicole Belloubet annonçait les grandes lignes d’une nouvelle réforme de la justice des mineurs, à Belle-Île, des représentants de l’administration judiciaire étaient reçus à Haute-Boulogne pour acter la future création d’un musée. Un projet en plein coeur de l’ancienne colonie pénitentiaire, et qui pourrait être couplé à celui d’un espace dédié à la culture dans une deuxième longère.

André Tabarin, dit Dédé, et Jean-Paul Sudre, respectivement âgés de 76 ans et 65 ans, ont tous deux été pensionnaires de l’IPES. Hier, ils ont échangé des souvenirs où se mêlaient moments difficiles et bonnes blagues faites aux éducateurs, ou encore sorties au bar Le Matelot. À l’IPES, J-P Sudre a appris les métiers de la marine et a ensuite pu devenir chef mécanicien sur l’Abeille Flandre. Dédé a quant à lui appris la cordonnerie et choisi de travailler dans l’hôtellerie à Belle-Île, où il vit toujours.

Hier matin, salle Arletty, avant la signature de la convention entre la mairie de Palais et la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse en vue de créer un musée à Haute-Boulogne, Sylvaine Villeneuve, coordinatrice du projet et membre de l’association La colonie, a été la première à prendre la parole: « Ce lieu mémoriel sera pensé pour rassembler, sans parti pris, et nous ne ferons pas le choix d’une histoire contre une autre, a-t-elle exposé. Aujourd’hui, à un siècle de distance, on peut avancer de manière apaisée ».

Contenu (€) réservé aux abonnés !

Abonnez-vous et/ou connectez-vous pour accéder à ce contenu !