La Une Non classé Maël Rohan. Un web designer qui regarde au-delà de son écran, vers le village du futur

Maël Rohan. Un web designer qui regarde au-delà de son écran, vers le village du futur

par SRG Salaun
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Rencontré il y a quelques jours à la veille de lancer un sondage sur l’opportunité de créer un « tiers-lieu » destiné « aux professionnels et porteurs de projets » à Belle-île, Maël Rohan, actuellement webdesigner et consultant en entreprise, s’apprête à prendre un tournant : passer de l’entrepreneuriat freelance à un projet collectif dans lequel sa future entreprise de communication aurait toute sa place. Une ambition un peu folle née d’expériences hors des sentiers battus et des frontières françaises…

D’origine belliloise mais ayant principalement grandi à Lorient « après de brefs épisodes au Sénégal puis à Paris », s’il n’a pas hérité de la rigueur militaire de son père, engagé dans la Marine nationale, Maël Rohan lui doit peut-être son goût du voyage. Car, pour comprendre comment un jeune barman morbihannais ayant arrêté prématurement son BTS commercial finira par devenir entrepreneur 2.0, il faut passer par la case Miami.

« En 2004, je suis parti aux Etats-Unis, à Miami, dans une école de langue pour l’apprentissage de l’anglais, explique notre Bellilois moitié Rohan de Palais et David de Sauzon. Et le fait de me retrouver dans ce contexte, avec tous ces étudiants de nationalités différentes, ça m’a ouvert les yeux sur des tas d’opportunités ».

Alors, de retour en France, quand les CDD dans la grande distribution ou dans le commerce de produits de menuiserie se succèdent, Maël Rohan, qui a en plus du mal à pratiquer les techniques de vente agressive qu’on lui impose, sent qu’il est l’heure de reprendre la route.

Nous sommes en 2008, et le jeune commercial déçu, qui a alors 26 ans et une fiancée lorientaise, décide de revenir dans le fief familial bellilois.

De retour à Belle-île

En 2010, Maël Rohan et sa compagne ont prospecté plusieurs semaines au Bélize avec l’intention de créer une société de vente immobilière.

« Pour nous, c’était un peu une zone de repli pour remettre les choses à plat et se poser, détaille-t-il. J’ai fait 2 saisons à Locatourisle, avec en tête un projet d’expatriation qui se précisait de plus en plus »

Sur la carte, Maël et Sarah ont repéré le Bélize, un Etat à peine plus grand que la Bretagne, à la frontière du Mexique et du Guatemala, qui présente l’avantage d’être encore moins connu des Européens qu’il ne l’est aujourd’hui…

L’idée : profiter comme le font les Américains des opportunités de ventes immobilières mais en se tournant vers le marché européen.

« Le problème, c’est que l’on a eu les yeux plus gros que le ventre et qu’on était trop tôt, tranche aujourd’hui Maël. L’aéroport européen devait être construit seulement 1 an et demi après notre arrivée et on n’était pas assez préparé pour une économie où on n’a plus ses repères, même ceux du quotidien. Ça paraît un détail, mais, dans un pays émergent où tout est à faire, vous pouvez par exemple vous retrouver avec des fourmis ou je ne sais quoi dans les aliments… et les lézards au pied du lit!».

Accueillis à Miami

Cependant, pour que les 2 amoureux renoncent à leur rêve, il faudra plus que des rayons frais qui ne fonctionnent pas…

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