Dans sa ferme de Borfloc’h, André Le Guellec élève des vaches allaitantes depuis les années 1990. A la fois fournisseur pour des négociants du continent et pour la boucherie locale, il réfléchit actuellement à la possibilité de faire de la vente directe. Une idée qui plaît à ses fils, qui, s’ils ne comptent pas reprendre la ferme, ont à cœur de la voir se développer.

Quand il a repris la ferme de sa tante, qui date de 1904 et est dans la famille depuis la génération des arrière-grands-parents maternels, André Le Guellec y a trouvé 4 vaches laitières.

« Mon oncle et ma tante vendaient de la crème sur le continent et du beurre sur place, explique-t-il. A l’époque où je me suis lancé, ils avaient déjà arrêté le beurre, et je voulais faire du lait laiterie, c’est-à-dire non transformé ».

Seulement voilà, le jeune agriculteur doit faire avec les règles alors en vigueur, qui imposent, pour avoir un droit à produire, de reprendre une exploitation à laquelle a déjà été attribué un quota. Or, comme on dit à la chambre d’agriculture, la ferme de Borfloc’h n’a pas de « références », et André Le Guellec est obligé de renoncer à son premier projet.

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