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Le Corto Maltese. Un petit frère géant pour la Parenthèse

par SRG Salaun
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S’il existe une bonne étoile pour les restaurateurs, c’est peut-être celle suivie par le couple Jean-Marc Roudaut-Elise Fémel, les patrons du restaurant La Parenthèse et de l’hôtel-restaurant le Corto Maltese, où tous deux travaillent. Réunis par le hasard du voisinage des bars où ils ont commencé leur carrière belliloise, il y a bientôt 10 ans, ces deux insulaires d’adoption ont jusqu’à présent toujours remporté les paris risqués. Aujourd’hui, ils continuent à travailler dur pour que la chance ne les quitte pas.

Dans le couple Jean-Marc Roudaut-Elise Fémel, Jean-marc est le premier à être arrivé à Belle-île. C’était au début des années 2000, et, pour conclure une « vraie crise d’ado », qui l’aura amené, après avoir été émancipé, à étudier « un peu de tout mais à chaque fois seulement 1 an », le jeune homme décidait finalement de venir travailler à la Godaille, à l’époque tenue par sa mère.

Pour Elise, le premier contact avec le caillou aura lieu plus tard, en 2010. Formée en école de commerce et ancienne expatriée à Barcelone pour vendre hors d’Europe les machines d’une grande société, Elise Fémel venait alors de changer radicalement de cap. « J’avais démissionné pour partir en voyage au Pérou et faire le point, se souvient-elle. Après ça, je voulais faire quelque chose de complètement neuf, et j’ai trouvé un premier travail saisonnier pendant la période des neiges en montagne. Plus tard, c’est un ami rencontré là-bas qui m’a parlé d’un nouveau boulot saisonnier…comme serveuse à la Chaloupe ! »

La naissance d’un duo d’entrepreneurs

Pour que Jean-Marc et Elise fassent connaissance, il faudra cependant que la jeune femme se déplace encore de quelques mètres, en ouvrant, un an plus tard, avec une associée, le bar le Cap verres.

Nous sommes en 2011, et de la rencontre d’amoureux qui va suivre, un duo d’entrepreneurs est déjà sur le point de naître. Mais rapidement, le jeune couple se fatigue du rythme du bar et recherche un nouveau mode de vie.
« A ce moment-là, Elise a trouvé un travail dans une start up, et on s’est installés à Auray, se remémore Jean-Marc. Elle était très mobile, et moi j’avais repris une formation pour travailler dans l’hôtellerie pour de grandes enseignes ». Seulement, Pour Elise, il y a un gros problème : son patron oublie de la payer… Quant à Jean-Marc, même s’il s’était « préparé psychologiquement à travailler pour des grands groupes », il se rend rapidement compte que cette voie ne correspond pas à ce qu’il veut.

Une opportunité de s’implanter à Belle-île

Et voilà que leur arrive une nouvelle : un restaurant palantin ne trouve aucun repreneur car le loyer exorbitant qui est demandé et les termes du bail sont « pratiquement frauduleux ». Mais pour un jeune couple décidé à « remettre le pied à Belle-île » et persuadé qu’à force de travail il trouvera sa récompense, c’est un risque à prendre.

« Un métier de bouche, ça nous permettait de faire quelque chose de nouveau, explique Jean-Marc Roudaut. On s’est inspiré de ce qu’on voyait à l’extérieur, et on a fait une carte très réduite. A l’époque, on était les seuls à proposer une carte qui changeait tous les jours, avec des produits frais ». Une bonne idée qui paye, puisque, bientôt, les restaurateurs obtiennent même un bail plus raisonnable et finissent par réussir à acheter le fonds de commerce. Il est maintenant l’heure d’une 2e bonne nouvelle ! Place de l’Eglise, l’hôtel-restaurant Le Vivier est à céder…

La naissance du Corto Maltese

Au printemps 2018, Jean-Marc Roudaut et Elise Fémel, qui conservent le restaurant la Parenthèse, relèvent alors un nouveau défi en rachetant leur second fonds de commerce. Le Vivier deviendra donc Le Corto Maltese, du nom du personnage de bande dessinée fétiche des parents d’Elise, qui venaient d’offrir au couple une lithographie de l’aventurier.

De la Parenthèse, l’établissement conserve l’idée des produits frais et locaux. A la différence que cette fois, la carte est plus étoffée, les menus davantage dans le style bistro… et que de 18 couverts à l’intérieur et une vingtaine à l’extérieur, les hôtelliers débutants passent à 40 couverts à l’intérieur et 40 sur la terrasse couverte! « En plus, on a découvert la partie accueil de l’hôtel, qu’on voulait aussi expérimenter, précise Jean-Marc Roudaut. Et, ce qui nous plaît également, c’est de travailler dans une cuisine où on a de l’espace. Et puis, on a un grand bar qui nous permet de faire nos cocktails ». Un nouveau rythme dans lequel il faudra aussi compter avec un paramètre clée : le petit Charles, né en 2015, qui apprécie lui aussi son nouveau terrain de jeux.

Le Corto en chiffres:

  • 40 couverts en intérieur et 40 sur la terrasse couverte (ouverte dès avril cette année).
  • Hôtel de 11 chambres employant une réceptionniste et 2 personnes en chambres à l’année.
  • Partie bar/restaurant: 7 personnes à l’année (sans compter Jean-Marc Roudaut et Elise Fémel) et 12 en saison.

Le Corto Maltese. Hôtel-restaurant**, place de l’Hôtel de Ville, à Palais. Tél : 02.97.31.37.37

27/03/2019

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